vendredi 22 avril 2011

TIC : la France recule de deux places

Le Forum Économique Mondial a publié, en partenariat avec l'INSEAD, un rapport qui contient plus de 450 pages qui met l’accent sur la situation des nouvelles technologies dans le monde.

De plus, ce rapport présente un classement des pays qui sont à la pointe des nouvelles technologies ou se mettent en position pour le devenir.

Le NRI (Networked Readiness Index), qui a baptisé ce rapport, se base sur plusieurs facteurs comme par exemple :

- l'environnement IT

- les infrastructures

- les bonnes pratiques mises en place pour le futur (politiques et autres)

- le degré de préparation et d'intérêt pour les TIC par les trois principaux acteurs d'une société (que sont les citoyens, les entreprises, et le gouvernement)

- le contexte économique ou les usages quotidiens actuels réels…

Afin d’évaluer chaque facteur, plusieurs données doivent être analysées. Ces dernières de sources différentes : les organisations internationales comme l'Union Internationale des Télécommunications (ITU), l'Organisation des Nations Unies, ou la Banque Mondiale. Plusieurs de ces données viennent aussi d'enquêtes d'opinions réalisées chaque année par le Forum lui-même.

Ainsi, la Suède arrive en tête pour la deuxième année consécutive. En 3ème place, on trouve la Finlande. D’autre part, le Danemark, la Norvège et l'Islande arrivent respectivement 7ème, 9ème et 16ème. Singapour occupe la deuxième place.

L'Europe, pour sa part, continue d'être un espace privilégié pour les TIC. Outre les pays nordiques, la Suisse (4ème), les Pays-Bas (11ème), l'Allemagne (13ème), le Luxembourg (14ème), et le Royaume-Uni (15ème), figurent dans le top 20.

On peut dire alors que la France (20e) est en recul de 2 places par rapport à l'année dernière.

En ce qui concerne la Tunisie, elle occupe la 35ème place.

Il est à noter que ce classement risque d'évoluer rapidement. « La prochaine décennie verra l'Internet mondial se transformer. […] Les économies émergentes vont devenir prédominantes, avec les applications et les technologies du Web 2.0, et avec la dynamique économique et sociale mondiale », affirme l'organisation.

vendredi 15 avril 2011

Logiciels et service IT : Syntec Numérique confirme le retour à la croissance

Syntec Numérique estime que le secteur du logiciel, du conseil et des services va subir une croissance de 3,5% au cours de l’année 2011. Cette croissance est beaucoup mieux en la comparant avec celle enregistrée en 2010 (+1,5%).

Par conséquent, les embauches vont reprendre mais tout en privilégiant les personnes expérimentés d’abord.

En novembre dernier, Syntec Numérique prévoyait une croissance de 1% concernant les secteurs du logiciel, du conseil et des services informatiques.

Ce secteur a enregistré réellement une croissance de 1,5%.

C'est dans le domaine du conseil et des services que la hausse est la plus modérée (+1%), comme en 2009.

De plus, l'édition logicielle et le conseil en technologies ont enregistré une croissance de 2,5%, après une année 2009 caractérisée par la crise (avec respectivement -2,5% et -7%). En ce qui concerne le secteur de l’emploi, ce dernier a enregistré 33.500 recrutements.

En niveau des créations nettes d'emplois, les chiffres atteints en 2010 se situent en milieu de fourchettes (3000 à 5000) avec 4.000 créations nettes. Les 8.000 pertes nettes de 2009 ne sont donc toujours pas compensées.

De son coté, l'Apec comptabilise 27.150 recrutements de cadres dans le domaine informatique. C'est 9% d’augmentation par rapport à l’année dernière. Par contre, en 2009, ces mêmes recrutements s'étaient effondrés de 18%.

En effet, Syntec Numérique et l'Apec expriment cependant leur optimiste pour l’année 2011. Le premier table sur environ 40.000 recrutements (cadres et non cadres), mais ils n’évoquent pas de prévisions concernant les créations nettes d'emplois.

Concernant l'Apec, elle affirme que 31.000 recrutements de cadres seront réalisés durant cette année (+14%). La reprise des embauches devraient donc continuer, sans cependant revenir au niveau d'avant crise (37.830 en 2007).

Comme en 2010, les profils expérimentés seront classés au premier rang par les entreprises. Les deux organisations ont cependant adressé un message rassurant (qui reste à confirmer...) aux jeunes diplômés, les moins bien lotis en termes d'embauches.

« Les embauches de jeunes diplômés devraient néanmoins être plus nombreuses qu'en 2010 dans le secteur : environ 9 000 » confirme ainsi l'Apec.

« Il y a un embouteillage sur le marché. Les nouveaux diplômés de juin et septembre se retrouvent en concurrence avec ceux de la promotion 2009 et aussi de 2008 qui n'ont pas trouvé d'emploi. Cette situation mettra un peu de temps à se résorber. » Pierre Lamblin, directeur des études à l'Apec.